Tout a commencé dans mon cahier à spirales bleu, celui où j'écrivais toutes les recettes à essayer et celles de famille, celles à ne surtout pas oublier. C'est là que je suis tombée sur celle de la crème au café de Papy... Il fallait que j'essaie de la faire, trop de bons souvenirs, une petite madeleine de Proust... J'avais tous les ingrédients alors je me suis lancée. Sur la recette les mots exacts de mon grand-père sont retranscrits pour plus d'authenticité. Je la suis à la lettre. Je crois d'ailleurs l'avoir réussie, mais il faut attendre longtemps pour qu'elle soit fraîche... Mais cette recette me pose un problème : elle utilise six jaunes d'oeufs... que faire des blancs ? Immédiatement, le mot meringue m'est venu comme une réponse évidente... Je tape sur Google recette meringue facile (et oui, j'ai déjà tenté l'aventure et je me souviens que c'était un désastre). Il me tombe une recette apparemment des plus simples. Je la suis (je mets quand-même moins de sucre parce qu'ils abusent un petit peu), fouette mes blancs (facile ! c'est le robot qui bosse pour moi !), incorpore le sucre, forme mes meringues et enfourne. Et là aussi, il me revient des souvenirs lointains... Je revois les meringues maison de mon enfance et je veux les mêmes : croustillantes avec de la colle dedans, qu'il faut décoller des dents avec les ongles ! Je revois les gestes, cette fourchette qui battait indéfiniment les blancs, et la joie d'aller les chercher après dans la boîte en fer avec ma soeur ! Et oui, il a été là parfois. Il faisait des frites et des meringues...